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| PAROLE DE LAUZES | LE SILENCE DES LAUZES | LES FLUTES DES ARBRES ROIS | LE BELVEDERE DES LICHENS | CO-PROPRIETE TEMPORAIRE | OTO DATE | |||||||
| LE BELVEDERE DES LICHENS Intervention de Gilles Clément | Regards Croisés sur les Paysages - Résidence 2005-2007 BC |
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le belvédère des lichens livre de Gilles Clément lire le début... lire la préface à commander auprès de l'association (7€) sentier dans la yeuseraie belvédère des lichens belvédère - l'île d'akio lichens - parmi les 14 observés gilles clément, avec yves cabourg (photos : BC) |
la commande L’association « Sur le sentier des Lauzes » s’interroge sur la notion d’« espace sauvage », lié au phénomène de déprise agricole, et à l’impact physique et culturel de cette évolution économique. Gilles Clément, paysagiste, a été invité à réfléchir à ces questions. Autrefois, sur ce territoire, la montagne était accessible parce qu’entièrement cultivée. Aujourd’hui, l’abandon des terres se traduit par l’enfrichement et la fermeture des paysages. Mais, par ailleurs, l’embroussaillement favorise l’apparition de nouvelles essences végétales et de nouvelles espèces animales. Certains voient cette évolution comme un repli, alors que pour d’autres elle est synonyme d’aventure et de biodiversité. l'intervention : le belvédère des lichens - un texte / un lieu BC Gilles Clément propose la réalisation d’un ouvrage comprenant des textes et des dessins restituant l’ensemble de la réflexion qu’il a menée sur le territoire de la vallée de la Drobie. Parallèlement, sur le terrain, il envisage une installation sans émergence, qui serait une halte sur un point haut du sentier des Lauzes mais légèrement à l’écart de celui-ci, à proximité de la Chapelle Saint Rémy entre Saint Mélany et Dompnac.Le site est localisé dans le climat forestier naturel des monts d’Ardèche à sol acide, donc dans la yeuseraie, milieu peu considéré, traditionnellement réservé à la sauvagine. Il se place en belvédère dont l’angle de vision contient quelques traits remarquables du paysage de l’Ardèche autour de la Drobie, et en particulier l’effet « clairière» des terres aménagées et protégées, groupées autour des villages et entourées de forêts continues dominées par le châtaignier (vue sur Dompnac, village caractéristique d’une telle configuration). L’installation consiste en un platelage de bois, horizontal et « rampant », composé de trois plateaux, semblant couler à même la roche et se pliant à la découpe des moindres reliefs. On y accède depuis le chemin par une sorte de dérivation, perçue comme une invitation à s’engager dans la yeuseraie. Ce sentier traverse un boqueteau de chênes émondés puis de chênes tortueux aux formes remarquables qui feront l’objet d’une mise en valeur et d’une signalétique particulière, pour atteindre une lande à genêts purgatifs qui conduit à la halte. Engravées dans les lattes du platelage, on peut lire le nom des espèces les plus proches, notamment des lichens, et d’autres plus éloignées mais associées à cet écosystème. L’objectif de cette installation est de faire apparaître la diversité végétale, de la valoriser en la désignant comme territoire du futur biologique (Tiers-paysage) et de faire mesurer par le regard l’étendue considérable offerte à cette diversité. BC Gilles Clément Gilles Clément est à la fois botaniste, ingénieur agronome, entomologiste, paysagiste et écrivain. Mais il est avant tout un jardinier qui parcourt la planète et poursuit des travaux théoriques et pratiques à partir de trois axes de recherche, le Jardin en Mouvement, le Jardin Planétaire et le Tiers-Paysage. Le Jardin Planétaire est « un projet politique d’écologie humaniste » dont le concept a été porté à la connaissance du public à travers un roman/essai, Thomas et le Voyageur (Albin-Michel, 1996), puis par une exposition dans la Grande Halle de la Villette (1999/2000) ainsi que par de nombreuses autres études. Le Jardin en Mouvement s’inspire de la friche, espace de vie laissé au libre développement des espèces qui s’y installent et ceci dans un état d’esprit amenant le jardinier à « observer plus et jardiner moins ». L’une de ses manifestations les plus remarquables étant le déplacement physique des espèces végétales sur le terrain et que le jardinier interprète à sa guise. Le Tiers-Paysage se définit comme l’ensemble des espaces où l’évolution du paysage est abandonnée par l’homme à « la seule nature ». Ce sont les délaissés urbains ou ruraux, les espaces de transition, les friches, marais, landes, tourbières, bords de routes, rives,etc…, auxquels s’ajoutent les lieux inaccessibles, les lieux incultes et les réserves institutionnelles. Le Tiers-Paysage constitue l’espace privilégié d’accueil de la diversité biologique et apparaît comme « le réservoir génétique de la planète, l’espace du futur… » Ce terme de Tiers-Paysage vient d’une analyse paysagère du site de Vassivière en Limousin commandée par le Centre d’Art et du Paysage de Vassivière en 2003 et a donné lieu à une publication, Manifeste du tiers-paysage (ed. Sujet Objet, 2004). |
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